Intervention de Jean-Paul Guidoni- Budget supplémentaire- session juin 2026


BUDGET SUPPLÉMENTAIRE  

Les engagements financiers que nous prenons aujourd’hui sont, il est vrai, une respiration ainsi qu’un signal fort à destination de nos partenaires et bien entendu des bretilliennes et bretilliens. 

 Mais ils ne sauraient-être décorrélés de la conception que nous avons de la solidarité, puisque rappelons-le, nous sommes la collectivité des solidarités.  

Nous avons pu entendre encore aujourd’hui que la solidarité transcende les partis. Elle le devrait certainement. Mais preuve en est que non.  

La solidarité est un engagement global et n’est pas à géométrie variable :  

  • Ce n’est pas seulement les personnes âgées ou seulement les personnes en situation de handicap c’est également les personnes précaires sans discrimination, 
  • Elle ne se réduit pas non plus à une certaine vision de la protection de l’enfance dont seraient exclu·es les mineur·es non accompagné·es, 
  • Le soutien aux associations ne peut faire l’objet d’un simple effet d’annonce et fluctuer selon des positions dogmatiques.  

Donc la solidarité selon nous,  élu·es écologistes et de gauche c’est avant tout prendre ses responsabilités en tant que pouvoirs publics partout où elle s’exerce.

C’est également et surtout l’inconditionnalité. 

Alors oui, la solidarité se délite, les gouvernements macronistes successifs ayant largement contribué au travers ses réformes antisociales à faire de la France l’un des pays européens les plus inégalitaires

.  

La France décroche, comme le confirment la Fondation pour le logement, ATD Quart Monde, l’Observatoire des inégalités et l’INSEE : le taux de pauvreté atteint aujourd’hui son niveau le plus élevé depuis trente ans, avec près de 10 millions de personnes sous le seuil de pauvreté.  

C’est dans ce contexte, et alors même que les budgets de l’État pour l’ESS et les politiques d’insertion par l’emploi ont été réduits, que nous devons agir et prendre nos responsabilités localement, ce que nous faisons avec ce budget supplémentaire.

Nous gardons une vision transversale de nos politiques publiques, nous n’en sacrifions aucune.

Ces crédits supplémentaires sont un signal fort pour nos partenaires associatifs qui contribuent chaque jour à cette solidarité humaine et territoriale.

 Sans le tissu associatif, qui fait vivre les solidarités locales et nourrit les dynamiques de transition, nous serions incapables de répondre aux défis écologiques et sociaux qui sont les nôtres.  

Nous savons que cet équilibre budgétaire demeure précaire, faute d’un véritable changement de modèle, pour autant, notre action restera véritablement solidaire, inclusive et tournée vers les transitions.